Regroupe trois villages: GIGEAN, POUSSAN et MONTBAZIN
Père Bogdan LESKO, curé.

ANNONCES DU 20 JUILLET AU 11 AOÛT 2024

(Historique de l'agenda)

 174. Ac 9, 26-31,V Dimanche de Pâques, B, Réflexion 2024

Sœurs et Frères

    Après un « petit pont » de quelques jours de repos, l’auteur de ces modestes réflexions est de nouveau à votre service pour vous livrer quelques pistes, destinées à votre propre réflexion - sourire.

   Nous sommes toujours dans le temps pascal rempli de la joie de notre Seigneur Jésus-Christ Ressuscité. Et comme première lecture, nous avons encore un extrait des Actes des Apôtres. Il y a cependant du changement. Jusque-là, nous avons médité le discours de Pierre apôtre devant la foule et devant le Sanhédrin, après la guérison miraculeuse d’un infirme au Temple. Ces textes, comme celui d’aujourd’hui, évoquent la constitution des premières communautés à Jérusalem. Ce dimanche nous voyons « monter sur scène » un autre grand personnage de notre religion – Saint Paul. Sa rencontre « mystérieuse » avec le Christ sur la route de Damas a déjà eu lieu. Certes, il est toujours Saul le Pharisien venu dans cette ville pour chercher des adeptes de Jésus-Christ, et les conduire en prison à Jérusalem. Mais sur cette route de Damas, il est tellement bouleversé par la « rencontre » du Christ ressuscité, qu’il change complètement de vie et devient un chrétien ardent. Saul-Paul se met à prêcher dans les synagogues, proclamant que Jésus est bien le Messie, ce qui pour les Juifs est inacceptable (Ac 9,22). Alors, pour « sauver sa peau », il quitte Damas pour Jérusalem.

    C’est donc à Jérusalem que nous le retrouvons aujourd’hui. Or, étant donné sa conversion récente, il n’y fut pas accueilli à bras ouverts : « En ces jours-là, arrivé à Jérusalem, Saul cherchait à se joindre aux disciples, mais tous avaient peur de lui, car ils ne croyaient pas que lui aussi était un disciple ». Reconnaissons qu’après tout le mal qu’il avait fait aux premiers chrétiens, ce comportement était bien compréhensible. Cependant, contrairement aux autres disciples, un homme nommé Barnabé, va lui faire confiance, comme l’avait fait Ananie à Damas (voir Ac 9,10-18). En clair, Barnabé se range du côté du persécuteur Saul. De ce constat, nous pouvons déjà tirer un enseignement pour nous-mêmes. À savoir que, si nous entreprenons de suivre le chemin de la conversion, Jésus ne nous abandonnera pas. Il nous enverra quelqu’un qui, en dépit des jugements portés majoritairement sur notre personne, nous fera confiance. Mais, comme à Damas, le séjour de Saul à Jérusalem se révéla problématique. En effet, les « Juifs de langue grecque » eux aussi, « cherchaient à le supprimer » et, une fois encore, pour sauver sa vie, il dut partit pour Tarse. Remarquons, qu’après sa conversion, Saul (ou Paul, si vous préférez) « s’était exprimé avec assurance au nom de Jésus », aussi bien à Damas qu’à Jérusalem ; il parlait de Jésus-Christ avec courage, sans se préoccuper de lui-même, sachant qu’il avait beaucoup à perdre, sa réputation mais aussi sa propre vie. Nous avons là le signe d’une vraie conversion.



    A présent penchons-nous sur les dernières phrases de notre texte. Au verset 31 nous lisons que « L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait ». Autrement dit, l’Église n’est pas seulement en paix mais aussi en croissance. Bien évidement il ne s’agit pas ici de « l’institution » mais des personnes qui la composent et qui, dans leur vie quotidienne, se révèlent « en croissance ». Cela, en dépit d’un contexte fortement défavorable à cette « secte » qui se rassemblait au nom de Jésus de Nazareth, mort mais ressuscité par Dieu son Père.

    Or en 2024, c’est ce même chemin qui se poursuit, et le chrétien d’aujourd’hui peut aussi se construire et marcher « dans la crainte du Seigneur ». Il ne s’agit pas, bien évidemment, d’avoir peur de Dieu – que nous découvrons en Jésus Christ comme un Père plein d’un amour inépuisable et inconditionnel. Il s’agit d’avoir un respect profond pour cet Amour en s’éloignant du mal et en cherchant toujours à être sur ses voies (voir par exemple : Ps 112 [111],1 ; Jb 28,28 ; Pr 15,3 ; 1Th 4,1). Et - c’est plus qu’évident- un chrétien n’a pas d’autre appui que l’Esprit Saint qui discerne dans nos cœurs où est le vrai chemin de Dieu et le vrai bonheur pour notre vie.

Bon Dimanche, toujours dans la joie de Pâques
votre frère Bogdan - sourire

P.S. Récemment quelqu’un m’a signalé n’avoir pas reçu ma réflexion automatiquement sur son mail. Ce n’est pas un mystère, parce que les « bugs » informatiques existent – clin d’œil. Dans ce cas on peut toujours vérifier sur le site de la Paroisse du Bon Pasteur (https://www.paroisse-dubonpasteur.com/) si ma réflexion s’y trouve. (postée habituellement le jeudi soir).