SOLENNITE DE L’ASCENSION DU SEIGNEUR
L’ASCENSION DU CHRIST est intimement lié à sa résurrection, comme le soulignent les Evangiles de Saint Marc (année B) et de Saint Luc (année C). Sans s’astreindre à la chronologie des faits, les évangélistes ont le souci de rattacher le retour de Jésus vers son Père
à l’évènement pascal, en présentant la résurrection et l’Ascension comme un mouvement unique, qui emporte le Seigneur dans la gloire. Mais, plus encore qu’un évènement, la solennité de l’Ascension célèbre un mystère, celui de l’accomplissement de la Pâque dans le Corps total du Christ, chef et membres. En ce jour, le Christ « a fait entrer notre nature avec sa faiblesse dans la gloire de Dieu » (canon romain), il est « monté au ciel pour nous rendre participants de sa divinité » (2ème préface). La liturgie ne cesse de le redire en des termes où s’expriment tour à tour allégresse et action de grâce (p. d’ouverture ), humilité et désir du ciel (p. sur les offrandes), p. après la communion). Mystère de gloire, l’Ascension n’est pas pour le Christ une évasion de notre condition humaine (1ère préface) : Jésus a promis aux siens de demeurer avec eux jusqu’à la fin du monde (a. de la communion). De même la contemplation du ciel n’est pas pour les chrétiens une évasion : si les anges rappellent aux Apôtres que le Seigneur reviendra (a.d’ouverture), c’est pour les renvoyer à leurs tâches, à la mission qu’ils ont reçue de témoigner de tout ce qu’ils ont vu.
Au jour de l’Ascension, les anges ont dit aux Apôtres : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller au ciel », alleluia.
(SOURCE MAGNIFICAT MAI 2007 N°174)
A PROPOS DE L’ASCENTION
Lorsque le Christ souffre sur la croix, il est comme ce grain dont lui-même a parlé, qui doit mourir pour porter du fruit ; lorsque le Christ est environné de la foi de ses nombreux apôtres, il est le grain qui a fructifié. Que fut Jésus avec ses disciples pendant ces quarante jours qui ont suivi la résurrection ? Il leur enseigne la sagesse de l’âge mûr, il leur donne des instructions fécondes qui les convertissent. Ensuite il monte au ciel, c’est-à-dire vers son Père ; son incarnation fructifie alors, et il communique à ses disciples les semences de la sanctification. Saint Maxime, évêque de Turin Vème siècle Homélie pour l’Ascension.
(SOURCE THEO SENIOR page 922)