LE CHEMIN DE CROIX
A l’époque des croisades (1905-1270), les pèlerins qui allaient en Terre Sainte prirent l’habitude de se rendre sur les lieux de la Passion de Jésus pour marcher sur Ses traces, jusqu’au Calvaire.
Quand, aux siècles suivants, les musulmans eurent repris la Terre Sainte, les pèlerinages devinrent trop dangereux. Le chemin de croix devint alors une dévotion très populaire dans l’Europe médiévale, comme pèlerinage de substitution. Les différentes stations représentaient les événements tragiques qui jalonnèrent le parcours du Christ jusqu’au Calvaire, qu’ils soient rapportés par les Écritures ou par la Tradition. Ces stations variaient en nombre, de cinq à vingt, jusqu’à ce que le pape Clément XII, au XVIII° siècle, les fixe à quatorze.
Vers 1750, les chemins de croix, qui jusqu’alors étaient toujours à l’extérieur des lieux de culte, purent trouver place à l’intérieur. Ils devinrent l’une des caractéristiques des églises catholiques.
Dans les années 1960, on s’avisa d’ajouter une quinzième station évoquant la résurrection du Seigneur. Certaines stations aux références discutables ont été remplacées par d’autres stations qui, pour ne pas appartenir au chemin de croix initial, ne s’en réfèrent pas moins aux souffrances du Christ mentionnées dans les Évangiles.
(SOURCE : GUIDE DES TRADITIONS ET COUTUMES CATHOLIQUES p.143-144)
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